La ville de Saint-Priest s'immisce dans le marché locatif privé. Martine David, maire PS de la commune, a annoncé hier le lancement du dispositif Garantie universelle des risques locatifs (GRL). Derrière ce nom un peu barbare se cache un contrat d'assurance, dont le coût sera pris en charge par la ville pour offrir « une garantie collective » aux bailleurs privés et aux locataires.
Via le fonds du 1 % logement, le dispositif permettra de couvrir les impayés de loyers et de charges, les détériorations immobilières et les frais de contentieux. En échange, l'accès au logement devra être simplifié pour les demandeurs.
« Aujourd'hui, Toute une tranche d'habitants ne peut pas accéder à la propriété et attend depuis près de trois ans un logement social, explique Martine David. Quelque 2 500 personnes seraient dans ce cas. Ce dispositif est fait pour elles. »
Au-delà des coûts d'assurance, la ville s'engage à faire « l'interface » entre ces ménages plus ou moins modestes et les propriétaires frileux qui laissent leurs biens vacants, faute de garanties suffisantes. « Si nous identifions bien les demandeurs de logement, nous ne connaissons pas les propriétaires prêts à expérimenter le dispositif. Nous leur lançons donc un appel », poursuit l'édile, qui espère ainsi « donner un peu d'oxygène aux bailleurs sociaux ».
L'opération, budgétée par la municipalité à 30 000 euros, devrait débuter en 2010 avec un objectif de 40 logements. « Nous espérons que d'autres communes du Grand Lyon se lanceront dans l'expérience », souligne l'Association pour l'accès aux garanties locatives qui diffuse le dispositif. Villeurbanne devrait instaurer cette garantie pour les jeunes l'an prochain. « Il y a des personnes qui échappent aux aides traditionnelles. La ville a le rôle de revisiter le système », explique le maire PS Jean-Paul Bret. W