Une candidature sans surprise. Jean-Jack Queyranne, président socialiste de Rhône-Alpes depuis 2004, a officialisé hier son intention de briguer un second mandat à la tête de la région. « Dans cette campagne, notre volonté est de jouer en équipe », a lancé l'ancien ministre de Lionel Jospin. Mais pour l'élection de 2010, sa « dream team » n'est pas encore au complet. Membres de l'exécutif régional, les Verts ont déjà décidé de partir seuls au premier tour, forts de leur succès aux européennes de juin. « Je leur donne rendez-vous au second tour », indique Jean-Jack Queyranne, partisan d'une coalition « arc-en-ciel, allant du PCF au MoDem ».
Il peut compter sur les principaux maires et présidents de conseils généraux de gauche de Rhône-Alpes, qu'il a réuni hier à Lyon au Confluent, face au chantier du futur siège de la région. « Tout le PS est derrière lui, personne ne manque à l'appel. Et je ne vois personne à droite pour incarner aussi bien Rhône-Alpes que Jean-Jack Queyranne », s'est enflammé Pascal Terrasse, président PS du conseil général de l'Ardèche. L'élu du Rhône devrait être opposé à l'eurodéputée Françoise Grossetête, désignée chef de file pour les régionales par les militants de l'UMP. Mais pour l'heure, les flèches du candidat de gauche sont réservées au gouvernement et à son projet de réforme des collectivités territoriales. « Elle risque d'affaiblir les régions qui seront alors de simples relais de la politique de l'Etat. Ce n'est plus la décentralisation, mais la recentralisation », a estimé Jean-Jack Queyranne. W