Rhône-Alpes, une région dynamique et attractive ? A voir. Selon une étude menée par l'Insee sur la base des derniers résultats du recensement 2006, seuls 5,8 % des 6 millions d'habitants de Rhône-Alpes vivaient ailleurs en France cinq ans auparavant. La région se classe ainsi 18e sur 22 au palmarès de l'attractivité, loin derrière celles du Sud et de l'Ouest. « L'attractivité globale est faible. Mais c'est aussi un territoire que l'on quitte moins que les autres », indique Mireille Domenge, chargée d'études à l'Insee. Du coup, Rhône-Alpes gagne quand même des habitants.
En cinq ans, Rhône-Alpes a accueilli 324 000 nouveaux résidents (hors ceux venus de l'étranger), tandis que 280 000 personnes allaient s'installer dans une autre région. Qui sont les petits nouveaux ? Essentiellement de jeunes cadres ou des étudiants, populations habituellement mobiles, « mais le phénomène est accentué dans la région », observe l'Insee. Près de 64 000 jeunes de 18 à 24 ans sont ainsi arrivés en cinq ans. Ces derniers ont tendance à rester, du « fait des possibilités d'emploi ». Mais la situation varie d'un département à l'autre. Seuls l'Isère et le Rhône connaissent un fort excédent migratoire dans cette catégorie, du fait de la présence des pôles universitaires de Lyon et de Grenoble. Les jeunes actifs de 25 à 39 ans viennent également en masse dans ces deux départements. Mais dans le Rhône, les départs sont cependant plus nombreux que les arrivées. « Les gens qui viennent travailler dans la métropole lyonnaise s'installent ensuite au-delà des limites du département, dans le Nord-Isère ou dans l'Ain, en zone périurbaine », observe Mireille Domenge. W