Les salles obscures en pleine Lumière

L'idée d'un festival de cinéma à Lyon, ville des frères Lumière, avait été évoquée pour la première fois en 2000. Mais « il n'y avait pas d'argent pour lancer un tel événement », de l'aveu même de Gérard Collomb, maire (PS) de Lyon depuis 2001. Huit ...

Carole Bianchi

— 

L'idée d'un festival de cinéma à Lyon, ville des frères Lumière, avait été évoquée pour la première fois en 2000. Mais « il n'y avait pas d'argent pour lancer un tel événement », de l'aveu même de Gérard Collomb, maire (PS) de Lyon depuis 2001. Huit ans plus tard, le projet est enfin bouclé pour 1,3 million d'euros. Thierry Frémaux, délégué général du Festival de Cannes et directeur de l'Institut Lumière, en a dévoilé les grandes lignes hier.

Lumière 2009, c'est le nom du festival, se déroulera du 13 au 18 octobre dans de nombreuses communes du Grand Lyon avec en invité d'honneur l'Américain Clint Eastwood. Six jours, trente-huit salles et cent films valorisant le « patrimoine du cinéma » à redécouvrir. Ou plutôt à découvrir. Une grande partie des films sélectionnés ont récemment été restaurés ou ne passent plus du tout sur les grands écrans. Comme ceux de Sergio Leone, cinéaste disparu il y a vingt ans et pour lequel le festival consacre une rétrospective. « Les cinéphiles comme les amateurs seront intéressés car la plupart n'auront pas vu ces oeuvres », note Thierry Frémaux, qui après des mois de suspense autour de l'événement, n'a pas souhaité répondre aux questions des journalistes.

L'équipe assure et souhaite que l'événement soit grand public. Certaines sections comme les « Plaisirs coupables », où des personnalités viendront évoquer les films qui ont marqué leur vie, le seront assurément. Mais les rétrospectives dédiées à l'oeuvre méconnue de l'Américain Don Siegel (1912-1991) ou à celle du Coréen Shin Sang-ok devront être amplement expliquées. « Ce sera l'occasion de faire de la pédagogie du grand écran avec de superbes copies », poursuit Thierry Frémaux après avoir souligné qu'il était important pour Lyon « de reprendre sa place dans le milieu du cinéma ». « Avec l'ouverture des studios Pixel, la ville est aujourd'hui légitime pour accueillir ce festival, ce qui n'était pas le cas il y a dix ans », conclut Gérard Collomb. W

Mots-clés :

Aucun mot-clé.