« Il y a eu des avancées, mais le préavis de grève est maintenu »,
a conclu le porte-parole de l'intersyndicale des pompiers du Rhône, au terme d'une réunion hier après-midi avec le colonel Serge Delaigue, patron du Service départemental d'incendie et de secours (Sdis). Chez les pompiers, les discussions engagées en avril dernier ont viré au dialogue de sourds... Jusqu'à ce préavis de grève illimitée à partir de vendredi, déposé au terme d'une entrevue qui a tourné court avec Michel Mercier, président du Sdis, le 29 mai.
Pendant des semaines, les motifs de discorde se sont accumulés. Sur quasiment tout, les « patrons » des pompiers du Rhône ont fait machine arrière hier. Les trois-quart des 250 logements « de service » que le Sdis voulait vendre ? Terminé. Les pompiers pourront continuer à occuper ces appartements, contre des heures de garde supplémentaires, une formule que les syndicats réclamaient. Les retenues sur salaires pour cause de maladie, cette « mesure tout à fait inacceptable », selon Gilbert Lebrun, de Sud ? Enterrées. « Un pompier sur deux a eu un arrêt de travail en 2008. C'est beaucoup. Mais les retenues sur salaire prévues étaient assez faibles, pas dissuasives. Nous préférons travailler sur la confiance », explique Serge Delaigue. Les bals du 14 juillet au régime sec ? Là aussi, la direction a mis de l'eau dans son vin. La vente d'alcool restera permise, lors de bals désormais « encadrés » par une convention qui pourrait être remise en cause en cas de dérapage. Voilà pour l'essentiel. Mais « le diable est dans les détails », comme dit le proverbe : méfiants, les syndicats entendent poursuivre les discussions et attendent des propositions écrites avant de lever leur préavis. W