Il avait comparé la procédure de reconduite à la frontière menée contre sa cliente « aux méthodes de la Gestapo ». Un avocat, qui défendait mercredi une algérienne sans papiers face à la préfecture du Rhône devant le tribunal de Nîmes, s'est attiré les foudres du préfet délégué pour la sécurité. « C'est vraiment scandaleux. J'ai du mal à comprendre cette comparaison à quelque chose d'incomparable », a réagi vendredi le préfet délégué Xavier de Fürst qui a annoncé le dépôt d'une plainte. « Malgré le rappel à l'ordre du tribunal, l'avocat a réitéré ses propos provoquant la suspension de l'audience », a t-il ajouté. La préfecture a également saisi le bâtonnier de l'ordre des avocats de Nîmes. ■