Troisième procès, troisième condamnation pour Edwige Alessandri. Vendredi, cette ex-gérante de supermarché de 50 ans a été condamnée en appel à dix ans de réclusion criminelle par la cour d'assises du Rhône pour le meurtre de son mari, tué d'une décharge de chevrotine dans la nuit du 16 au 17 juillet 2000 dans le Vaucluse. Cette nuit-là, la commerçante - condamnée en 2006 à douze ans de prison en première instance, mais relâchée en 2007 après l'annulation de ce verdict en cassation - appelle les secours. Son mari vient d'être abattu dans leur lit, à son côté. Elle met immédiatement les enquêteurs sur la piste d'un crime de rôdeur, mais s'emmêle rapidement dans ses contradictions. En novembre 2000, l'un des deux garçons du couple, présents au moment du crime, accuse sa mère d'avoir tiré le coup de feu mortel, puis d'avoir modifié la scène du crime, mais finit par se rétracter. Edwige Alessandri, qui comparaissait libre à Lyon, a été écrouée vendredi à l'issue de son procès. ■ E. F.