L'administration ne veut désormais plus parler des suicides en prison. « On ne communique plus sur le sujet », a indiqué, hier, Denis Perrin, directeur interrégional des services pénitentiaires de Rhône-Alpes-Auvergne. Des consignes nationales ont été données pour éviter « un effet d'entraînement, une spirale que nous avons constatée », a-t-il précisé. Denis Perrin n'a donc pas souhaité évoquer le décès de Karim K., jeune détenu de 19 ans, retrouvé pendu avec un drap dans sa cellule de la prison Saint-Paul lundi après-midi.
Originaire de Saint-Priest, il avait été incarcéré le 15 novembre 2008 en raison de son implication présumée dans une affaire de tentative de vol avec arme, actuellement à l'instruction. « Karim avait déjà fait deux tentatives de suicide depuis son arrivée à Saint-Paul », a indiqué, hier, son avocate Marie-Elisabeth Charlery. L'autopsie du corps de jeune homme, pratiquée hier matin, a confirmé la mort par pendaison selon le parquet de Lyon qui a ouvert une enquête. Il s'agit du second suicide depuis le début de l'année dans les prisons de Lyon. En 2008, 11 détenus se sont donné la mort dans les établissements de la région Rhône-Alpes-Auvergne. ■ Frédéric Crouzet