Les bracelets électroniques, placements extérieurs, libertés conditionnelles et semi-libertés se multiplient pour désengorger les prisons. L'an passé, le taux moyen d'aménagement de peine dans les régions Rhône-Alpes-Auvergne est passé, selon la DISP, de 16,05 % en 2007 à 17,78 % en 2008. Plus de 19 200 personnes ont ainsi pu bénéficier des différentes mesures proposées aujourd'hui comme alternatives à l'incarcération, ce qui, en toute logique, a permis de limiter l'augmentation du nombre de détenus, en hausse de seulement 1 % l'an passé. « L'aménagement de peine est le meilleur moyen d'avoir une réinsertion réussie et de lutter contre la récidive », a indiqué hier le directeur interrégional des services pénitentiaires Denis Perrin, soucieux de poursuivre sur cette voie cette année.
Parmi les mesures les plus développées, le placement sous surveillance éléctronique (bracelet) a été mis en place sur 345 personnes contre 268 en 2007 et 63 en 2004. Plus de 270 condamnés ont également été placés en semi-liberté (239 en 2006). Ces derniers sont autorisés à sortir pour travailler, suivre une formation ou un traitement médical, mais doivent rejoindre, dès la fin de leurs activités, le centre de semi-liberté pour y passer la nuit. Le recours à la liberté conditionnelle, ancienne mesure proposée aux détenus en fin de peine, a augmenté de 5 % l'an passé. ■ E. F.