LYON - Le procureur a abandonné cette thèse...
Que s’est-t-il passé dimanche soir au 7e et dernier étage du
90 boulevard Vivier-Merle (3e), ravagé par une violente explosion. Un temps évoquée après le sinistre dans lequel deux hommes ont été grièvement blessés, l’hypothèse d’une expérience chimique qui aurait mal tourné, n’a pas été confirmée lundi par les enquêteurs. «Rien ne le prouve pour l’instant au vue des premières constatations. Toutes les hypothèses sont ouvertes sauf a priori la piste criminelle», a indiqué hier soir le procureur de la république de Lyon Xavier Richaud. Seule certitude pour l’instant: l’appartement de cette résidence hôtelière dans laquelle s’est produite la déflagration était occupé par un homme de 40 ans, san profession, brûlé sur 40 % du corps. Son voisin, un allemand de 50 ans, professeur d'université à Lyon, a été grièvement blessé par le souffle de la déflagration.
«J’ai cru à un tremblement de terre»
Une détonation d’une telle violence que sur plusieurs pâtés de maison alentours, les murs ont tremblé. «J’ai cru à un tremblement de terre», raconte Sayme, une locataire de cette résidence occupée par des étrangers de passage à Lyon et des étudiants, accueillie dès dimanche soir, comme deux cents autres locataires, dans un gymnase municipal. Tous ces habitants devaient être relogés hier soir, soit chez des proches, soit dans des studios mis à leurs dispositions par le Crous dans des résidences universitaires. Les locataires des 5 premiers étages devraient pouvoir se rendre aujourd’hui dans leur appartement pour récupérer quelques affaires, mais les 6e et 7e étages, dévastés, «restent inaccessibles jusqu’à nouvel ordre», a indiqué lundi la mairie du 3e arrondissement, après le passage des ingénieurs venus expertiser la structure de l’immeuble
Thomas, un internaute de 20minutes.fr, nous a envoyé son témoignage:
J'ai été témoin de l'explosion qui a eu lieu au 7ème étage de la résidence étudiante situé sur le Boulevard Vivier Merle. L'explosion a eu lieu dans un appartement donnant sur la grande cour intérieur, et non sur le boulevard. Après une énorme déflagration qui a propulsé dans les airs quelques matériaux incandescents et soufflés les tuiles du foyer Sonacotra de la rue de l'Abondance. Le feu s'est rapidement déclaré pour ravager entièrement l'appartement. Un homme hagard, présent dans l'appartement mitoyen n'avait plus de vitres à son domicile et regardait le feu comme en état de choc, sans réagir, il semble s'être évanoui (...)
Les pompiers sont intervenus en une dizaine de minutes mais le feu a eu le temps de ravager l'appartement et même de dilater le toit en tôle de la résidence. Plusieurs personnes de mon immeuble m'ont dit le souffle de l'explosion avait cassé leurs volets ou leurs fenêtres.
Les étudiants m'ont confirmé l'absence de gaz dans les chambres...
Un internaute, voisin de l'immeuble, nous a transmis une vidéo.
ND et Elsa Frisullo à Lyon (avec agence)