Gérard Collomb en appelle à l'Etat pour secourir les Hospices civils de Lyon (HCL). Mercredi soir, lors d'une visite inopinée d'une heure aux urgences d'Edouard-Herriot, le maire PS de Lyon, également président des HCL, a indiqué qu'il allait solliciter une entrevue auprès de la ministre de la Santé pour lui demander d'« accompagner par des crédits nouveaux » le plan de redressement des hospices.
En déficit de 36 millions d'euros en 2007, les HCL ont terminé l'année avec un trou de 96 millions d'euros, alors que le budget prévisionnel 2008 laissait présager une perte de 112 millions d'euros.
« Nous avons rempli notre contrat en réduisant le déficit. Pour cela, nous avons dû tirer sur les personnels, en réorganisant des services », a indiqué Gérard Collomb, conscient de la « situation d'urgence » du pavillon N. « Mais nous ne pouvons que redéployer des emplois. Il n'est pas possible d'en créer », a indiqué hier le directeur général des HCL, Paul Castel, convaincu que seule une réorganisation de la permanence des soins permettra de résoudre le problème des urgences. « Sur 100 patients qui y arrivent, 20 seulement nécessitent une hospitalisation. Les autres sont venus, faute de structures ou de consultations suffisamment développées dans le secteur privé le soir », ajoute-t-il, soucieux que la médecine générale et les cliniques prennent des responsabilités dans l'organisation de la permanence des soins. ■ E. F.