La croissance démographique de la région Rhône-Alpes profite à l'est de l'agglomération. C'est ce que révèlent les chiffres du recensement de la population, présentés hier par l'Insee Rhône-Alpes. Entre 1999 et 2006, la région a gagné 375 000 habitants, soit une croissance annuelle moyenne de + 0,9 %, et a progressé de 50 % depuis 1962. Au 1er janvier 2006, 87 % des communes ont gagné des habitants, surtout dans la deuxième couronne de l'Est lyonnais. Cet étalement urbain, déjà observé dans la Dombes et à l'est des Monts du Lyonnais dans les années 1990, « s'est déplacé plus loin », dans la plaine de l'Ain, le Nord-Isère, l'ouest des Monts du Lyonnais et le Val-de-Saône », note l'institut de statistiques.
« Les territoires situés entre la métropole lyonnaise et le sillon alpin, sur l'axe reliant Mâcon nord au Nord-Isère, en passant par Bourgoin et La-Tour-du-Pin, ont connu un net essor démographique », constate Maud Coudène, chargée d'études à l'Insee. Cette attractivité s'explique par le coût du logement, plus faible dans ces zones. Et par le développement des transports, qui « en améliorant l'accessibilité des villes favorise l'éloignement », ajoute l'institut. Dans le reste de la région, l'Ain est, avec la Haute-Savoie, le département qui a gagné le plus d'habitants depuis 1999. Ce territoire a bénéficié de sa proximité avec Lyon et le Genevois français (Pays-de-Gex), bassin le plus dynamique de la région. La Loire, qui, entre 1990 et 1999, avait subi une baisse annuelle de sa population de 0,3 % (17 000 habitants), termine encore en bas de classement, mais a retrouvé de son attractivité et gagné plus de 12 000 habitants. ■