Davantage d'agents pour des contrôles plus ciblés. Depuis le 1er septembre, l'inspection du travail du Rhône a gonflé ses effectifs et revu son organisation interne dans le cadre du plan pluriannuel de modernisation et de développement souhaité par le ministère. Objectif : mieux coller aux réalités et problématiques du territoire et faire face à l'évolution de ses missions, essentiellement axées sur la vérification de l'application du droit dans les entreprises.
D'ici à octobre 2009, 15 agents supplémentaires seront opérationnels dans le département. Et trois unités de contrôles expérimentales ont été créées pour veiller spécifiquement au respect de la législation dans le BTP - secteur d'activité important dans Rhône -, dans les 37 entreprises chimiques classées Seveso, et en matière de travail illégal. Cette dernière section, destinée notamment à lutter efficacement contre « les formes toujours plus sophistiquées d'emploi dissimulé » n'est pas au goût de tous. Notamment des syndicats qui, depuis la loi Hortefeux sur l'immigration, étaient parvenus « à faire boycotter par les agents » les grosses opérations de contrôles car elles pouvaient se terminer en centre de rétention pour les sans-papiers. « Avec cette section, la direction départementale du travail va pouvoir participer aux objectifs fixés par Hortefeux sans pour autant garantir aux salariés contrôlés l'effectivité de leurs droits notamment sur la rémunération », tempête la FSU, réservée aussi sur les renforts humains affectés à l'inspection. Cette dernière ne comptera, en 2009, que 81 agents et inspecteurs de contrôles dans le Rhône, pour 52 308 entreprises recensées.