Ils veulent « ouvrir les portes et les fenêtres du parti socialiste ». Le maire (PS) de Lyon, Gérard Collomb, et plusieurs élus de l'agglomération, ont présenté hier matin les grandes lignes de la motion défendue avec Ségolène Royal pour le congrès de Reims. Ce texte, intitulé « L'espoir à gauche, fier(e)s d'être socialiste » entend engager le PS sur une ligne réformiste « avec une articulation forte entre l'économie et le social ».
Sur la forme, la motion fixe de nouvelles règles pour faire émerger un candidat à la présidentielle de 2012. « On veut ouvrir le PS pour cette désignation. Il s'agit d'associer les sympathisants de la gauche plurielle, de les inviter à participer au débat d'idée et à la désignation du candidat », indique Collomb, qui avec cette « primaire ouverte » tend également la main aux centristes. Ces élus locaux veulent avant tout insuffler un air frais de province dans un PS accusé de « vivre en vase clos parisien ». « Le parti ne s'appuie pas assez sur ce qui se fait au niveau local et régional », déplore Jean-Jack Queyranne, président de la région Rhône-Alpes, qui plaide pour une « décentralisation du PS ».