LYON - L'alerte lancée mardi par la préfecture du Rhône à la suite d'une infection contractée par un Lyonnais lors d'une microgreffe capillaire prend une ampleur nationale...
L'alerte lancée mardi par la préfecture du Rhône à la suite d'une infection contractée par un Lyonnais lors d'une microgreffe capillaire prend une ampleur nationale. Hier, le ministère de la Santé a mis en place un numéro vert (0800 880 700) pour informer les personnes ayant subi, depuis 1997, une greffe de cheveux à Paris, Nantes, Bordeaux, Rennes et Lyon, dans l'un des cinq centres dirigés par le même gérant que la Clinique de médecine capillaire. C'est après une greffe réalisée dans ce centre lyonnais qu'un patient a contracté une septicémie en mars.
Alertées, les autorités sanitaires du Rhône passent le centre au peigne fin, où en dix ans, plus de 2 000 personnes ont été traitées. L'hygiène y est déplorable. L'activité est suspendue et une information judiciaire contre X est ouverte par le procureur de Lyon «pour mise en danger de la vie d'autrui». Car le risque de con-tamination par le VIH, l'hépatite B ou C existe. «Mais aucun cas de transmission de ce type n'a été rapporté pour ces greffes», explique Joël May, directeur de la Ddass du Rhône. Dans les cliniques de Bordeaux et Nantes, les seules encore ouvertes, des inspections ont conduit hier à «une suspension d'activités temporaire».
E. F.