Les quartiers sensibles à la rescousse du marché de l'immobilier ? Selon le Centre d'études de la conjoncture immobilière (Cecim), le succès de la vente de logements neufs à TVA réduite (5,5 %) dans les secteurs en rénovation urbaine a permis d'amortir la crise dans le Grand Lyon. Avec des prix attractifs destinés à faire venir de nouveaux habitants dans des quartiers comme la Duchère ou des villes comme Vaulx-en-Velin, ces logements ont représenté près du quart des ventes de biens neufs sur le premier semestre 2008. « C'est un succès », estime Gabriel Roques, responsable du Cecim. « Cela permet à des primo-accédants d'acquérir un logement à un prix convenable. » Ces appartements se vendent entre 2 100 et 2 500 euros le m2, alors que fin juin, la moyenne était à Lyon de 3 362 euros/m2. « Ils contribuent à tirer les prix vers le bas. La baisse est d'environ 5 % depuis 2007. Sans les logements à TVA réduite, elle n'aurait été que de 3 % », explique Gabriel Roques.
Selon le Cecim, ce sont les ventes sous le seuil des 3 000 euros/m2 ou dans le haut de gamme, supérieures à 4 000 euros/m2, « qui marchent le mieux actuellement sur Lyon ». Le Cecim qualifie d'ailleurs d'« honorable » le bilan de l'activité immobilière à Lyon sur les six premiers mois de 2008. « Le volume des ventes de biens neufs recule de 13 % par rapport à 2007, qui était une bonne année. Si on enlève le secteur résidentiel, la baisse n'est que de 3 % dans le collectif », indique Gabriel Roques. Reste que les promoteurs doivent désormais offrir un garage, une cuisine équipée ou les frais de notaire pour écouler leur stock.