Les pancartes installées sur les grilles de l'hôpital psychiatrique témoignent des tensions sociales qui règnent au sein du Vinatier. Hier, une quarantaine d'employés de l'établissement, mobilisés depuis plusieurs mois contre la privatisation annoncée de la crèche, ont fait irruption dans les bâtiments de la direction générale, où étaient accueillies les six entreprises candidates à la reprise. Début juin, les 27 salariés de la crèche, ouverte 7 jours /7 pour répondre aux horaires particuliers des personnels hospitaliers, avaient appris la volonté de la direction de se séparer cet équipement, trop coûteux selon elle. « Le repreneur sera connu le 17 octobre pour une privatisation effective au 1er novembre, mais nous ne savons toujours pas si nos emplois seront conservés, qui s'occupera des enfants et si les horaires actuels seront maintenus », tempête Marianne Cogérino, employée à la crèche depuis dix-huit ans. En fin d'année dernière, pour rentabiliser cette structure de 60 berceaux, la directrice de la crèche avait présenté un projet d'agrandissement de l'établissement. « Mais la direction s'est assise dessus, alors que ce projet avait été validé par le comité technique d'établissement en janvier », dénonce le représentant CGT du Vinatier, Marc Auray, qui appelle les salariés à se réunir désormais chaque jeudi pour faire pression sur le directeur. Ce dernier s'est refusé hier à tout commentaire sur cette affaire.