Quels magasins seront abrités par le pôle de loisirs du Carré de Soie, qui doit être inauguré au printemps à Vaulx-en-Velin ? La question, que l'on croyait tranchée depuis des mois avec la venue annoncée de six grandes enseignes, pourrait être bientôt remise en cause par un arrêt de la cour administrative d'appel de Lyon. Cette dernière pourrait en effet confirmer un jugement rendu en 2007 par le tribunal administratif annulant l'autorisation donnée à Alta Marigny, aménageur du Carré de Soie, de créer un équipement commercial sur les lieux.
A l'époque, le tribunal avait donné raison au magasin de bricolage ADS de Villeurbanne, qui, s'estimant floué par la présence d'un concurrent sur le futur pôle de loisirs, avait décidé d'attaquer le projet. Si la cour, chargée hier de se pencher sur cette affaire, venait à confirmer ce jugement, comme l'a souhaité le commissaire du gouvernement, la présence à la Soie de certaines enseignes pourrait être menacée. Car en mettant sur pied cet équipement commercial de 40 000 m2, la société Alta Marigny a sous-estimé « la zone d'attraction du pôle sur la clientèle ». Et par conséquent la zone de concurrence. « L'ouest de l'agglomération où se trouvent d'importants centres commerciaux a été exclu de la zone », explique le commissaire du gouvernement. Sans autorisation d'exploiter, Alta Marigny serait contrainte de demander un nouvel accord à la commission départementale de l'équipement commercial. Celle-ci devrait alors vérifier que le Carré de Soie ne déséquilibre pas trop l'offre commerciale existante et pourrait refuser l'installation d'un magasin, jugé trop proche d'un concurrent. L'arrêt sera rendu le 30 septembre.