L'accompagnement des jeunes détenus par la mission locale de Lyon pourrait bien servir de modèle à d'autres villes. Après six ans d'expérience aux côtés des 16-25 ans sous main de justice, cette structure dédiée à l'insertion des jeunes fait, selon ses responsables, l'objet d'une attention particulière du ministère de la justice et de l'administration pénitentiaire, en vue d'être étendue à d'autres départements.
« D'autres missions ont mis en place le suivi de ce public en milieu carcéral ou ouvert mais nous sommes les seuls à l'avoir autant développé », explique le président de la mission locale de Lyon, Louis Pelaez. Et après des débuts difficiles, en 2002, cette dernière, confrontée à des réticences de l'administration pénitentiaire, a su prouver la nécessité d'une telle démarche. « L'objectif est de préparer la sortie de ces jeunes et d'éviter la récidive », explique Christine Vaisse, directrice de la mission locale de Lyon, en charge l'an passé du suivi de 251 jeunes sous main de justice.
Dans la majorité des cas, la réinsertion de ces derniers passera d'abord par une formation, les trois quarts d'entre eux (231 en 2007) étant sortis très tôt et sans diplôme du système scolaire. « Du coup, très peu trouvent un emploi dès leur sortie. Alors nous leur proposons des contrats aidés de six mois minimum en vue d'obtenir une qualification », ajoute la directrice, persuadée de l'impact du dispositif sur ces jeunes. Le taux de récidive pour ces derniers serait moins important que les autres, non accompagnés, sans que pour l'heure aucun chiffre ne puisse attester cette tendance.