Les enquêteurs de la police judiciaire de Lyon sont furax. Plusieurs détenus jugés dangereux, interpellés en flagrant délit en 2007 par la PJ, viennent d'être relâchés en raison de la non-prolongation de leur mandat de dépôt par des juges des libertés et de la détention, contre l'avis des juges d'instruction. « Ces décisions unilatérales suscitent la consternation des enquêteurs », a indiqué hier le syndicat d'officiers Synergie, qui évoque un « fiasco sur le plan judiciaire ». Un chef de réseau, arrêté en flagrant délit lors d'une transaction portant sur des centaines de kilos de cannabis, a ainsi « été vu en ville dans un établissement en train de fêter sa liberté retrouvée », déplore Synergie. D'autres détenus libérés auraient laissé entendre « qu'ils feraient un exemple parmi les magistrats ou policiers chargés de l'enquête ».