Les maires à l'épreuve du « droit d'accueil ». Si, en cette rentrée, la loi imposant désormais l'accueil des enfants à l'école primaire en cas de grève trouve un écho favorable auprès des parents, l'organisation du dispositif se révèle parfois compliquée. Plus encore avec l'annonce dès la semaine prochaine d'un mouvement d'action dans l'éducation nationale.
« Nous ne serons pas prêts », prévient l'adjoint à l'Education à la mairie de Lyon, Yves Fournel (Gaec). Car pour pouvoir assurer l'accueil et l'encadrement des écoliers, la ville doit faire appel à des vacataires. « Il faudrait que je trouve 400 noms. Nous ne pourrons donc pas garantir tout de suite un service optimum aux parents car l'Etat ne nous en donne pas les moyens », poursuit l'élu.
A Caluire, en revanche, le système semble déjà bien rôdé. A trois reprises, en mai et juin, la mairie dirigée par l'UMP Philippe Cochet a proposé « ce système de garderie » dans les écoles en grève. « Nous avions fait appel à des vacataires d'un centre social, titulaires du brevet d'animateur. Un adulte assurait la garde de 14 écoliers en élémentaire et un pour 10 en maternelle », précise l'adjoint en charge des Affaires scolaires, Maurice Joint, serein face à l'éventualité d'une grève.