Djalil* devra encore patienter pour que sa plainte pour « discrimination raciale à l'évolution de carrière », déposée contre son employeur, la Compagnie des wagons-lits, soit traitée. A la demande de cette société, le conseil des prud'hommes de Lyon, chargé hier d'examiner ce dossier, a reporté l'audience au 20 octobre.
Dans cette affaire, Djalil, Français de 43 ans d'origine togolaise, reproche à son entreprise de ne pas l'avoir fait évoluer depuis 18 ans, malgré plusieurs réclamations et l'obtention de nombreux diplômes. « Il fait partie des plus diplômés de la société, mais est resté agent d'accueil, alors que la plupart de ses collègues d'origine européenne de même qualification sont devenus cadres », explique SOS Racisme, partie civile. Djalil réclame 102 900 euros de dommages et intérêts et son reclassement comme cadre.