Le service minimum peine à séduire les maires du Rhône. Aujourd'hui, jour de grève nationale de la fonction publique, seules 45 communes sur 293, dirigées par des élus de droite ou sans étiquette, ont décidé de mettre en place dans les écoles ce service d'accueil des enfants. La ville PS de Lyon, qui compte 34 000 élèves, ne l'appliquera pas. « Les conditions ne sont pas remplies pour l'organiser sérieusement », estime l'adjoint à l'Education, Yves Fournel (Gaec).
Une décision que les élus du 2e arrondissement, détenu par Denis Broliquier (UPL), ont décidé de braver en accueillant eux-mêmes les enfants dès ce matin dans les écoles Lamartine et Alix, très touchées par la grève. « La ville prend les familles en otage pour régler des comptes politiques entre gauche et droite », affirme dans un communiqué Denis Broliquier. « C'est de l'irresponsabilité. La mairie du 2e se met dans l'illégalité, rétorque Yves Fournel. Elle n'a aucune compétence à mobiliser des locaux scolaires. »