«La grande question est de savoir qui va payer.» Le parquet a confirmé, hier, que l'information judiciaire ouverte à la suite de l'explosion survenue sur le cours Lafayette (3e), le 28 février dernier, serait «très longue». «Mais les opérations d'indemnisation pourront débuter avant que soient déterminées les responsabilités éventuelles», assure Xavier Richaud, procureur de la République.
Un mois après le drame survenu suite à une fuite de gaz, une centaine de résidents n'ont pas rejoint leur logement. «Certains par peur», signale Vincent Delattre, président de l'association de sinistrés fondée la semaine dernière. Propriétaire dans l'immeuble 117, éventré et inaccessible pour au moins deux ans, il cherche un appartement à louer. «Beaucoup de gens ont tout perdu», confie-t-il. Il attend donc avec impatience une rencontre avec l'entreprise Roche, qui effectuait des travaux sur le cours le jour de l'explosion, Veolia, commanditaire du chantier, et Gaz de France. «Il va falloir trouver des solutions à l'amiable», a-t-il prévenu au nom des résidents, et aussi des commerçants de cet îlot «devenu morose».