Lyon: 6.000 offres d'emploi à pourvoir dans des secteurs en tension

EMPLOI Le village des recruteurs, qui s'est installé place Bellecour, propose 6.200 offres dans toutes la région Rhône-Alpes...

Caroline Girardon

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Plus de 6.000 postes sont à pourvoir sur le Village des recruteurs de Lyon.

Plus de 6.000 postes sont à pourvoir sur le Village des recruteurs de Lyon. — C. Girardon / 20 Minutes

  • Le village des recruteurs, qui s'est installé place Bellecour, propose 6.200 offres dans toutes la région Rhône-Alpes.
  • Les postes sont à pourvoir dans des secteurs en tension comme le numérique. 

Une « opération de recrutement multi sectorielle ». Le village des Recruteurs, co-organisé par l’agence Aglaé, la Métropole de Lyon et Pôle Emploi, s’est installé place Bellecour à Lyon pour deux jours. 6.200 offres d’emploi sont à pourvoir jusqu’à mercredi soir, dans des secteurs « en tension », comme l’aide à la personne, les transports ou encore le numérique. Près de 1.500 offres sont disponibles immédiatement dans des entreprises réparties sur toute la région Auvergne-Rhône-Alpes.

« Recruter une personne par la diffusion d’annonces prend beaucoup plus de temps », note Aurélie, qui travaille pour l’agence d’intérim RAS et qui est chargée des secteurs de l’aide à la personne et du paramédical. « Il faut trier les CV que nous recevons car tous ne sont pas adaptés puis recontacter les candidats qui correspondent aux profils recherchés. Là, nous travaillons en direct », explique-t-elle. Résultat : en l’espace de quatre heures, elle a déjà retenu une douzaine de CV.

Un recrutement rapide

Même chose pour sa collègue Karine. « Nous avons reçu plus d’une centaine de candidats ce matin. Deux seront en poste dès demain et six autres profils, que nous sommes sûrs de faire travailler dans les jours à venir, ont retenu notre attention », dévoile-t-elle. Et d’ajouter : « En temps normal, il nous aurait fallu quasiment une semaine pour recruter ces personnes-là ».

L’avantage du salon ? « Rencontrer des personnes de tous âges et de divers horizons ». Même des personnes non qualifiées ou qui ne pensent pas avoir les compétences demandées. Le centre Promotrans, qui recrute pour des entreprises de transports et de logistique, un secteur en tension, propose des formations aux candidats, payées par les collectivités territoriales. « On ne forme plus pour la beauté du geste mais pour travailler réellement. Il y a véritablement un boulot à la clé », explique Didier Bonnesire, directeur de l’agence à Lyon.

« Ces secteurs manquent aujourd’hui cruellement de ressources. Il y a en ce moment en Rhône-Alpes, plusieurs centaines de postes à pourvoir. Cela devient très tendu. D’où l’importance de proposer à nos clients des personnes formées », explique-t-il.

Le numérique, un secteur en tension

Les métiers du web et du numérique ont également décidé de « s’ouvrir à un public plus large ». « Quand on parle de numérique, on pense tout de suite au geek. Mais non, l’idée est d’attirer des gens qui ne s’intéressent pas forcément à l’informatique mais qui seraient susceptibles de travailler dans le domaine », détaille Damien Armenté, directeur de la Wild Code School de Lyon.

« Il y a une pénurie importante. Sur 2017, il manque 6.000 professionnels dans le secteur, en région. D’ici à 2020, on estime qu’ils seront 80.000. A cause de la digitalisation des entreprises, les besoins vont s’accroître. Il est donc important de séduire un maximum de gens », conclut-il.