Des Lyonnais obtiennent le IgNobel de médecine, un prix pour rire, pour leur étude sur le fromage

INSOLITE Les chercheurs lyonnais ont cherché à savoir ce qui provoque ou non le dégoût pour le fromage…

avec AFP

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Photo illustration d'un fromage de fabrication artisanale dans l Auvergne. Bourgoin jallieu le 10/10/2015 :

Photo illustration d'un fromage de fabrication artisanale dans l Auvergne. Bourgoin jallieu le 10/10/2015 : — MOURAD ALLILI/SIPA

L'objet de leur étude? Être ou ne pas être dégoûté par le fromage qui pue. Cette étude «peut-être trop française pour des Américains», selon l'un des chercheurs lyonnais récompensés, a été couronnée jeudi par le IgNobel de médecine, un prix pour rire, décerné avant les vrais Nobel.

«Nous avons été très surpris d'avoir été sélectionnés. On n'est pas vexés, on a joué le jeu. Cela fait de la pub à notre étude et c'est pas mal de démystifier la science», confie vendredi à l'AFP Jean-Pierre Royet, du Centre de recherche en neurosciences de l'université de Lyon, qui a dirigé ces travaux explorant dans le cerveau les raisons du dégoût du fromage chez certains.

>> A lire aussi : Pourquoi certains détestent-ils autant le fromage?

L'étude publiée à l'automne 2016

L'étude a été publiée en octobre 2016 dans la revue Frontiers in Human Neuroscience. «Ces recherches peuvent paraître insolites aux yeux du grand public et, le fromage, c'est peut-être trop franco-français pour des Américains», poursuit-il.

Les IgNobel - terme qui se prononce comme «ignoble» en anglais - sont organisés chaque année par la prestigieuse université Harvard, près de Boston (Massachusetts). Leur devise: «d'abord faire rire, puis faire réfléchir».

Outre Jean-Pierre Royet, les auteurs de l'étude sur le dégoût du fromage sont David Meunier, Nicolas Torquet, Anne-Marie Mouly et Tao Jiang. «Nous ne sommes pas allés à Harvard recevoir notre 'récompense' mais nous avons envoyé une vidéo d'une minute», explique M. Royet.