• Trois jours avant un périlleux rendez-vous au Parc des Princes, les partenaires de Nabil Fekir sont à Nicosie pour y affronter l’Apollon Limassol ce jeudi (19 heures).
  • Cette entame en Ligue Europa renvoie forcément au calvaire vécu par les hommes de Rémi Garde lors de la Ligue des champions 2011-2012.
  • Egalement éliminés par un club chypriote, les anciens Niçois Eric Bauthéac et Fabrice Abriel décrivent la ferveur des supporters.

« Feel the terror of Nicosia. » C’est cette accueillante banderole que l’OL avait découverte en entrant au GSP Stadium de Nicosie, lors de son unique précédent européen à Chypre en 2012. Avec à la clé une traumatisante élimination aux tirs au but en 8es de finale de Ligue des champions contre l’Apoel Nicosie. Autant dire que la perspective d’entamer cette campagne de Ligue Europa face à l’Apollon Limassol, ce jeudi (19 h) dans ce même GSP Stadium, n’est pas vraiment perçue comme un signe positif par les supporters lyonnais.

Chypre est même quasiment une île maudite pour le football français si on ajoute à cette désillusion un nul (1-1) des Bleus en 1988 ayant été fatal à Henri Michel, puis l’élimination 25 ans plus tard de l’OGC Nice dès les barrages de Ligue Europa contre l’Apollon Limassol.

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« A la moindre frappe ou même pour un corner, ça vibre vraiment »

Si cette formation méconnue comptant 11 nationalités ne présente rien de redoutable sur le papier, elle reste sur 5 succès et 2 nuls sur son île en Coupe d’Europe. Avec un atout de choc. « Il y avait une ambiance de malade là-bas, se souvient Eric Bauthéac, qui avait vécu l’élimination niçoise en 2013. On sent l’influence grecque avec de longs et beaux chants. En fait, c’était assez kiffant à vivre, même pour nous. »

Resté sur le banc lors du barrage aller perdu (2-0), Fabrice Abriel a lui a aussi été marqué par l’ambiance mise par les 22.000 supporters de l’Apollon Limassol. « C’était assez électrique avec ce public très impliqué. Ce qui est dangereux à Chypre, c’est que tout le monde pousse de plus en plus fort en sentant qu’un exploit est jouable. Il y a une communion entre joueurs et supporters et à la moindre frappe ou même pour un corner, ça vibre vraiment », confie l’ancien milieu de terrain formé au PSG.

Suivre l’exemple des Parisiens au Celtic Park

Celui-ci ne se montre pas très inquiet pour autant avant ce nouveau voyage de l’OL à Nicosie : « S’ils dorment un peu ou qu’ils prennent Limassol à la légère, les Lyonnais vont se faire tamponner. Mais ils sont capables de vite éteindre l’ambiance comme l’a fait Paris mardi à Glasgow. » Une comparaison pour le moins flatteuse au vu de la victoire heureuse contre Guingamp dimanche.

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