Auvergne-Rhône-Alpes: Un plan pour lutter contre les déserts médicaux

SANTE Laurent Wauquiez a présenté lundi plusieurs mesures pour endiguer le phénonème...

Caroline Girardon

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Illustration d'une consultation chez le médecin

Illustration d'une consultation chez le médecin — Baleydier/SIPA

  • Laurent Wauquiez, président de la région Auvergne-Rhône-Alpes a présenté lundi plusieurs mesures pour endiguer les déserts médicaux.
  • Elle est la région de France la plus touchée par le phénomène.

De jeunes médecins qui peinent à s’installer dans les campagnes, des praticiens en âge de partir à la retraite et qui ne sont pas remplacés, faute de prétendants. La France va devoir faire face, dans les années à venir, au problème des déserts médicaux. La région Auvergne-Rhône-Alpes, où un médecin sur cinq a plus de 60 ans, est d’ailleurs la plus touchée par ce fléau dans l’Hexagone.

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En Auvergne par exemple, le taux d’accès aux soins est deux fois plus long que dans la moyenne nationale. Et dans le Cantal, un médecin sur trois n’a pas été formé sur le territoire national.

Pour endiguer le phénomène, Laurent Wauquiez, le président de la région Auvergne-Rhône-Alpes a dévoilé lundi plusieurs mesures phares. A commencer par une enveloppe plus importante accordée à la création de maisons de santé ou des centres de santé en zones reculées. 200.000 euros contre 100.000 auparavant.

Ne « pas donner l’argent sur la base du copinage »

« Le développement des maisons de santé, où se regroupent plusieurs professionnels de santé est une solution que l’on prône depuis plusieurs années. Car elles permettent d’échanger entre nous et d’adapter plus facilement notre temps de travail », réagit Sophie Augros, présidente du syndicat ReAGJIR en Auvergne-Rhône-Alpes. Exerçant en Savoie, elle reste toutefois vigilante.

« L’idée est bonne mais il faut veiller à ce que l’argent soit attribué correctement, qu’il aille aux maisons dont les critères correspondent au cahier des charges établi par l’Agence régionale de la santé, et non qu’il soit donné sur la base du copinage politique ».

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La Région a également décidé d’augmenter le montant des bourses délivrées aux futurs médecins afin de les « encourager à effectuer leurs stages dans les déserts médicaux ». Le principe existait déjà mais l’aide passera de 400 à 500 euros et le nombre de bourses de 100 à 150 par an.

« Cela fonctionne déjà bien. C’est un vrai booster pour les étudiants car les stages entraînent souvent des dépenses supplémentaires dues au logement et aux transports », estime Sophie. Et d’ajouter : « On sait que les jeunes acceptent bien plus facilement d’aller voir un plus loin que leur ville, avec l’aide de cette bourse. De plus les stages leur permettent ensuite de découvrir un territoire, de rencontrer les gens, de se constituer un réseau professionnel et de s’y installer plus volontiers par la suite ».