« Tout n'est pas clair dans cette affaire, » affirme Bertrand Sayn, avocat de la mère d'un des adolescents morts il y a un an à Saint-Fons. Cette nuit du 12 février 2007, il conduit une voiture volée avec, à bord, trois amis. Ils sont repérés par la police et, lors d'une course-poursuite, leur véhicule se fracasse contre un mur. Deux d'entre eux décèdent. Une passagère est aujourd'hui encore dans le coma. L'affaire est d'abord classée sans suite, mais les parents s'indignent. Leurs avocats demandent alors les vidéos des caméras de surveillance. Visionnées en janvier dernier, « on y découvre qu'il n'y avait pas une mais trois voitures de police et que la première n'avait pas de gyrophare », affirme Bertrand Sayn, avocat d'un des parents. Il a envoyé à la juge d'instruction une liste de vingt questions « à éclaircir ». Selon lui, « il ne s'agit a priori pas d'une bavure mais si l'enquête révèle que les policiers se sont amusés à effrayer les jeunes, ce sont des violences volontaires. Et c'est grave. » Pour le parquet de Lyon, « rien n'a été caché ». Les familles attendent des réponses d'ici deux mois.