Pourquoi Lyon est la meilleure ville étudiante?

ENSEIGNEMENT La Capitale des Gaules décroche la première place du palmarès des villes où il fait bon étudier, publié mercredi par le magazine «l'Etudiant»...

Caroline Girardon

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Lyon décroche en 2017 la première place du palmarès des villes françaises où il fait bon étudier

Lyon décroche en 2017 la première place du palmarès des villes françaises où il fait bon étudier — Thierry Fournier / Métropole de Lyon

  • Lyon décroche cette année la première place du palmarès des villes où il fait bon d’étudier.
  • Ses points forts : la diversité de ses formations et le dynamisme économique de la région.

Lyon, LA ville de France où il fait bon étudier. C’est ce qui ressort du palmarès annuel du magazine l’Etudiant, publié mercredi. La Capitale des Gaules grignote ainsi trois places par rapport à l’an dernier et se hisse devant Grenoble et Toulouse.

Classée en neuvième position il y a deux ans, Lyon a su s’imposer pour la première fois. Comment en est-elle arrivée là ? Pour les observateurs, il ne s’agit en rien d’une surprise puisque la cité des Gones s’est considérablement métamorphosée.

Une ville de plus en plus attractive. Un chiffre à l’appui : 30.700 étudiants supplémentaires sont venus grossir les rangs de la capitale des Gaules ces dix dernières années. Ce qui représente une augmentation de 25 %. Soit davantage qu’Aix-Marseille, Grenoble et Toulouse réunies. La raison ? : « L’excellence des formations » selon David Kimelfeld, le président de la Métropole.

Si les trois universités généralistes ont très bonne réputation, les « prépas et grande école » se démarquent davantage. « L’offre n’est pas nouvelle mais elle s’est grandement enrichie », poursuit David Kimelfeld. Désormais 40 % des étudiants accueillis entre Rhône et Saône ne viennent pas de Lyon ou de son agglomération. Et 10 % proviennent de pays étrangers.

Un tissu économique riche. Le dynamisme économique de la métropole lyonnaise serait également l’une des raisons qui contribue à son attractivité. Près de 100.000 nouveaux emplois ont été créés lors de la dernière décennie. « Aujourd’hui, les écoles proposent des formations en prise directe avec les besoins des entreprises. Une partie des étudiants vient ici car ils savent qu’ils ont la possibilité de trouver du travail dès la fin de leur cursus », explique David Kimelfeld.

Une ville plus douce. Autre point fort relevé dans le classement : les transports, particulièrement les modes doux. Les TCL ont largement étendu leur réseau ces dernières années, renouvelant également une grande partie de leur matériel roulant. Par ailleurs, les cyclistes ont progressivement pris possession de la ville. Ce qui semblait impossible il y a encore 15 ans est devenu réalité. Lyon est tombée sous le charme de la petite reine, parvenant à chasser les automobilistes des berges du Rhône. En 2014, le vélo représentait plus de 7 % des déplacements quotidiens observés à Lyon et Villeurbanne.

Un gros point faible. Le manque de logements étudiants reste toutefois le talon d’Achille de Lyon, qui récolte un 2/10 en la matière. L’offre du Crous est à nouveau jugée insuffisante par rapport à la population étudiante qui ne cesse d’augmenter. Et cela malgré les efforts menés par la ville en matière de construction ou de rénovation des campus. Elle s’est lancée dans un vaste programme de construction ayant comme objectif, la réalisation de 1.000 logements étudiants par an jusqu’en 2030.

« Nous sommes sur le point de rattraper notre retard et nous allons poursuivre nos efforts », promet David Kimelfeld.