Olivier Paris, coiffeur à domicile de 35 ans, jure que la mort de Vanessa, le 16 octobre 2003 à Chassieu, est le résultat d'« un accident ». Il comparaît pourtant dès ce matin devant la cour d'assises du Rhône pour assassinat. Tous les deux se sont connus au collège mais n'ont pas gardé contact. Jusqu'à une rencontre fortuite en 2003, durant laquelle Olivier affirme avoir eu une aventure avec Vanessa. Et, cet après-midi d'octobre, la jeune femme de 30 ans, mariée à un commercial souvent absent, lui aurait renouvelé ses avances, dans son appartement de Chassieu. Le jeune coiffeur refusant, une dispute aurait éclaté. Et dégénéré. Il aurait alors étranglé Vanessa avec une sangle pour la faire taire, et mis le feu afin de faire disparaître les empreintes.
Mais plusieurs éléments dans l'enquête font peser sur lui le soupçon de la préméditation. Un mois avant le drame, il avait emprunté à la bibliothèque un ouvrage de criminologie détaillant les méthodes de strangulation et d'incendie. Quatre jours d'audience sont prévus pour « un procès hors du commun », selon le ministère public, eu égard à la « complexité psychologique de l'accusé ».