Lyon: Votre appart sous-loué pendant votre absence et votre loyer payé

IMMOBILIER Après Paris, la start-up SmartRenting débarque à Lyon…

Pierre Cloix

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L'équipe de SmartRenting à Lyon

L'équipe de SmartRenting à Lyon — 20 Minutes

  • Le concept développé par SmartRenting s’adresse en particulier aux étudiants devant s’absenter momentanément de leur logement
  • Le service, gratuit, permet de sous-louer en toute légalité

Vous êtes étudiants, vous voulez partir en vacances ou tenter l’aventure « expat’» et retrouver votre logement à votre retour sans avoir eu à payer votre loyer ? C’est ce que propose la start-up SmartRenting avec son service de prise en charge de sous-location. Créée à Paris en 2015, la jeune société est installée à Lyon depuis le 1er avril.

Franck en est le « city manager » et pour lui, SmartRenting c’est surtout une offre très actuelle : « Je pense qu’on est avant tout un vecteur de mobilité, ça facilite la vie de ceux qui veulent partir à l’étranger, qui partent en stage, etc. ». Les étudiants, donc, mais également les expatriés ou les retraités.

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Le concept de la start-up est simple. « On paye votre loyer », annonce Franck avec le sourire alors qu’il nous guide à l’IFAG Lyon (école de management) où la start-up est incubée. En résumé, vous partez, vous laissez vos clés à SmartRenting, ils louent le logement pendant votre absence et s’occupent de la maintenance tout en vous versant votre loyer. Sans que cela ne vous coûte quoi que ce soit.

Totalement légal

« Une des questions que l’on nous pose le plus, c’est si c’est légal ou non », déclare Franck. Et forcément, oui, ça l’est. En France, depuis la loi Alur de 1989, il est possible de sous-louer son logement sous conditions. « Il nous faudra absolument un accord écrit du propriétaire », explique le city manager. Et le loyer reversé au locataire absent ne devra pas être supérieur à celui qu’il aurait payé normalement.

Pour générer du profit malgré la gratuité de leur service, la start-up mise sur les plateformes de réservations. « On loue les logements qui nous sont confiés à la nuit. On a réussi à faire de la marge en louant par exemple 60 euros la nuit un logement où le loyer est normalement de 600 euros par mois [20 euros la nuit] », explique Franck.

« C’était la solution idéale »

Pour l’instant, SmartRenting compte près d’une quinzaine de logements loués à Lyon. Et parmi ceux-ci, celui de Julia, partie en Chine pour les études. « Je ne voulais pas rendre mon appartement pour seulement trois mois sachant que j’allais revenir et qu’en plus, j’y tiens beaucoup. C’était la solution idéale », explique la jeune femme à 20 Minutes.

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Pour autant, tous les appartements ne sont pas les bienvenus. « On ne prendra pas un 12 m2 à Vénissieux par exemple », ajoute Franck. La sélection est basée sur trois critères : l’emplacement, le loyer et l’appartement lui-même. Si l’un d’eux ne correspond pas à l’entrepreneur et à son équipe de 5 personnes, il ne sera pas retenu. « Parce qu’on aura du mal à le louer par la suite. »

La start-up préférera les appartements « atypiques » qui donnent envie dès le premier coup d’œil sur les sites de réservations « pour des week-ends en amoureux ou des courts séjours ». Une façon de faire qui fonctionne plutôt bien puisqu’après Paris et Lyon, la start-up compte s’installer très prochainement à Bordeaux puis dans une demi-douzaine de villes en 2018.