Isère: Une pétition pour que Livio, jeune autiste, puisse retourner à l’école

HANDICAP Ses parents demandent le retour de son auxiliaire de vie scolaire…

Elisa Frisullo

— 

Livio, jeune autiste de 5 ans, est scolarisé 12 heures par semaine. Illustration.

Livio, jeune autiste de 5 ans, est scolarisé 12 heures par semaine. Illustration. — C. Allain / APEI / 20 Minutes

Leur initiative permettra-t-elle à leur petit garçon d’achever normalement l’année scolaire ? Jeudi dernier, les parents de Livio, un enfant autiste de 5 ans, ont lancé une pétition pour obtenir la titularisation de l’auxiliaire de vie scolaire (AVS) qui aide leur fils, en deuxième année de maternelle à l’école de Goncelin en Isère, relate France 3 Auvergne Rhône-Alpes.

Depuis 2 ans, Livio est scolarisé douze heures par semaine. « C’est le temps de présence de son AVS car, sans elle, il est incapable de suivre en classe, de travailler ou se concentrer », explique sa maman dans la pétition. Mais depuis peu, l’enfant ne peut plus aller à l’école, Sandrine, son auxiliaire de vie scolaire, ayant été contrainte de quitter l’établissement. « Son contrat initial est arrivé à échéance le 31 mai », précise Léa, la mère de famille, dépitée.

>> A lire aussi : Autisme: apprendre à communiquer et vivre avec les autres, à la maternelle

La prolongation du contrat refusée

L’AVS, qui a formulé une demande de titularisation toujours en cours d’examen, a demandé une dérogation aux autorités académiques pour achever l’année sereinement aux côtés de Livio. Mais elle se serait heurtée à un refus, selon les parents du jeune autiste.

« Que suis je censée faire de Livio à partir d’aujourd’hui et ce jusqu’au 10 juillet ? Ne pas travailler pour pouvoir le garder ? L’envoyer quand même à l’école sachant qu’il va être en détresse et va perturber la maîtresse et toute sa classe ? », s’interroge la maman, dont les appels répétés au rectorat de Grenoble sont restés jusqu’alors sans réponse.

>> A lire aussi : Les parents d’enfants autistes à rude école

« Je vous sollicite pour vous demander votre aide, par pitié aidez-nous dans notre combat. Livio a besoin de Sandrine et en France nos enfants handicapés ont besoin de gens comme elle. Nous sommes prêts avec l’aide de nos proches à prendre en charge son salaire de juin et juillet si cela est un problème de budget », ajoutent les parents de l’enfant, dont la pétition a déjà été signée par plus de 2.800 personnes.

Contacté par 20 Minutes, le rectorat de Grenoble n’était pas joignable ce lundi pour s’exprimer sur ce sujet.