Lyon: Six mois après être sorti du coma, Marin, «fatigué» poursuit sa difficile rééducation

COURAGE Le jeune homme avait été laissé pour mort après avoir défendu un couple qui s’embrassait, pris à partie par des jeunes…

C.G.

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Marin, tabassé pour avoir défendu un couple qui s'embrassait, revient lentement à la vie

Marin, tabassé pour avoir défendu un couple qui s'embrassait, revient lentement à la vie — Famille de Marin

Cette fois, ce n’est pas lui qui a tapé un long message sur la page Facebook qui lui est dédiée. Mais ses « tantines ». Chaque vendredi, Marin, agressé il y a sept mois dans un bus pour avoir défendu un couple qui s’embrassait devant des jeunes et qui avait été pris à partie pour cela, avait pris l’habitude de poster un message pour donner des nouvelles de sa rééducation aux 168.000 personnes qui le suivent.

Une lente rééducation durant laquelle le jeune homme a appris tout doucement à reparler, marcher. A son rythme. Avec beaucoup de patience et d’abnégation. Mais les mauvaises nouvelles sont arrivées à la fin du mois de mai. Le jeune homme a dû quitter le centre de rééducation pour retourner à l’hôpital et être opéré à nouveau en urgence du crâne.

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« Marin a subi une nouvelle intervention, longue et angoissante, pour lui ôter une deuxième fois son volet crânien car une partie de l’os s’était détériorée ; donc une grosse ouverture au milieu du crâne », expliquent ses tantes sur son profil Facebook. Et d’ajouter : « Le réveil a été dur, douloureux avec une multitude de plaques rouges sur le corps. Des nausées non-stop, impossible de s’alimenter, et déjà le mal de tête est là ».

« Encore un obstacle à accepter »

« Encore un nouvel obstacle à accepter, un retard dans la récupération, dans cette rééducation neurologique que nous souhaitions débuter au plus tôt. Et toutes ces questions sans réponses ? Qui va payer pour ces minutes, ces heures, ces jours de souffrance ? Ont-elles seulement un prix ? », s’interrogent-elles.

Selon son entourage, Marin s’était confié avant son opération se disant « fatigué de tout cela » mais se sentant capable de « le faire ». Chaque vendredi à 19h, son entourage observe un moment de recueillement sur les réseaux sociaux pour l’aider à se battre et à l’encourager.