Législatives: La Haute-Savoie, imprenable forteresse de droite

POLITIQUE Les Républicains semblent en mesure de conserver le département même si les candidats investis par La République en marche pourraient rafler deux circonscriptions…

Caroline Girardon

— 

Le massif du Mont Blanc vu depuis Megève, en Haute-Savoie, le 8 décembre 2011

Le massif du Mont Blanc vu depuis Megève, en Haute-Savoie, le 8 décembre 2011 — Jean-Pierre Clatot AFP

  • Les Républicains, qui détiennent les six circonscriptions de la Haute-Savoie, devraient conserver le département sans trop de difficultés
  • Les candidats de la République en marche semblent néanmoins en mesure de s’imposer dans au moins deux circonscriptions
  • La qualité de l’air, fortement dégradée dans la vallée de l’Arve, est devenue l’un des enjeux de la campagne

S’il existe un bastion de droite, une forteresse qui semble imprenable dans la région Rhône-Alpes, c’est bien la Haute-Savoie. Six conscriptions et toutes détenues par Les Républicains. Des lacs des plaines au pied du Mont-Blanc, les électeurs votent depuis longtemps à droite.

François Fillon, englué dans les scandales, est d’ailleurs arrivé en tête de la présidentielle au soir du premier tour (25,41 %), devançant de 5.000 voix Emmanuel Macron (24,2 %). Son score étant bien plus important dans les stations de ski.

Un effet Macron dans les agglomérations ?

L’issue du scrutin au premier soir des élections législatives, ne semble guère faire de mystère. Seul point de curiosité : les scores que pourraient enregistrer les candidats de la République en marche. Car dans les 1ère et 2e circonscriptions, Emmanuel Macron était arrivé en tête au premier tour de la présidentielle. Pas surprenant puisque les agglomérations du département, comme Annecy ou Thonon, sont des terres centristes.

>> A lire aussi : Présidentielle: Les cinq leçons du premier tour en Auvergne Rhône-Alpes

Bernard Accoyer, ancien président de l’Assemblée nationale, qui est député depuis 1993, renonce à se représenter dans la 1ere. En cas de victoire des Républicains, il sera suppléant d’Annabel André-Laurent. Ce qui laisse le champ libre à Véronique Riotton (LREM) qui espère surfer sur les résultats de la présidentielle. Quant au reste des candidats ? Beaucoup d’inconnus qui misent sur leur chef de file.

La qualité de l’air, un enjeu législatives

Dans la deuxième circonscription, où se présentent 19 candidats, le scénario pourrait être identique. Lionel Tardy (LR), le député sortant pourrait pâtir de son soutien affiché à François Fillon. Frédérique Lardet (LREM) espère en profiter et confirmer le score d’Emmanuel Macron.

Concernant les autres circonscriptions, les candidats des Républicains semblent en mesure de s’imposer sans trop de difficulté. Hormis dans la 6ème, qui englobe Chamonix, Cluses, Saint-Gervais, où Sophie Dion n’aura pas la partie facile. Les électeurs de la vallée de l’Arve, inquiets de la répétition des épisodes de pollution, pourraient reporter leur choix sur la candidature de Xavier Roseren, le maire centriste des Houches, investi par LREM. Ce dernier joue à fond la carte écologique alors que Nicolas Hulot, le nouveau ministre de la transition écologique, a déjà annoncé que l’amélioration de la qualité de l’air était l’une de ses priorités.