Rhône: Nounou pour toutou... une activité qui se développe

SOCIETE Des dogsitters sont recherchés sur la région lyonnaise…

Cyrille Pac

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La plateforme Gudog met en relation des propriétaires et des dogsitters

La plateforme Gudog met en relation des propriétaires et des dogsitters — Gudog/DR

  • L’entreprise Gudog est présente en France depuis 2016.
  • Ce système de garde alternatif personnalisé permet d’éviter les chenils.

Pour se faire de l’argent de poche, Jessica, étudiante de 23 ans, est nounou à domicile. Mais cette habitante de Vourles (Rhône) accueille des hôtes particuliers dans la maison de ses parents : elle est « dogsitter ». « Je garde des chiens, explique-t-elle. Comme mes parents ne veulent pas en avoir, cela me permet d’allier le plaisir de ces animaux avec une petite rémunération. »

Une plateforme disponible en France depuis 2016

Depuis deux ans, via la plateforme Gudog, elle s’occupe de chiens que les propriétaires lui confient le temps d’un week-end ou d’une période de vacances. « Désormais, j’ai des habitués, dit-elle, et il arrive que certains ne viennent qu’une seule fois, pour un besoin ponctuel. »

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Ce système de garde original est né à Madrid en 2012. « Tout est venu de deux jeunes qui ne savaient pas comment faire garder leur chien, explique Andrea Durand, responsable de la plateforme pour la France. Les services se sont ensuite développés autour de différentes prestations : promenade, garde de jour, hébergement longue durée… » Ce service est disponible en France depuis 2016 et la plateforme -également implantée dans d’autres pays d’Europe- recense 7 000 dogsitters en Espagne et 2 000 en France. « Nous en avons une soixantaine sur la région lyonnaise, poursuit Andrea Durand, mais nous cherchons à recruter car nous avons une forte demande. »

Pour être retenus, les dogsitters doivent répondre à différents critères. « Avoir plus de 18 ans, énumère la responsable France, avoir de l’expérience avec les chiens et se soumettre à des évaluations. » Après une prestation, la plateforme permet aussi aux propriétaires et aux dogsitters de laisser des avis sur le chien et la nounou.

« Les chiens n’écoutent que moi »

Pour une plus grande qualité d’échange avec l’animal, Jessica, qui habite une maison avec jardin, privilégie l’hébergement. « Je joue avec les chiens, je les emmène se promener dans la forêt pas loin de chez moi. » Et d’ajouter, en rigolant : « Au début, les propriétaires sont souvent plus inquiets que les chiens. J’essaie de les détendre. Ensuite, je leur envoie des photos ou des vidéos pour les impliquer. Et même si, à la maison, il y a aussi mes parents, les chiens n’écoutent que moi. Comme je passe du temps avec eux, ils savent qui est la cheffe. »

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Au fil du temps, des liens se créent… « Ils ont tous leur caractère et je suis contente de les retrouver, sourit-elle. Notamment un bouledogue français femelle. Elle est trop mignonne. Elle me manque parfois. Avant d’accepter une garde, je fais attention au comportement du chien, à son état d’esprit. Il m’est arrivé une fois de refuser car je ne le sentais pas… »

Si des tarifs minimums sont fixés par Gudog, chaque dogsitter est libre d’augmenter ses prestations. Et la fonction est ouverte à tous. « On a beaucoup de jeunes, confirme Andrea Durand, mais aussi des actifs, dont certains veulent sociabiliser leur propre chien. » Avoir une vie de chien n’est peut-être plus si désagréable…

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