« Les trains partent à l'heure depuis seulement quelques jours. » A la gare de la Part-Dieu (3e), les voyageurs de la ligne Lyon-Ambérieu oscillaient hier entre la résignation et l'espoir de connaître enfin les avantages annoncés du cadencement des TER mis en place en décembre. « Ça s'améliore, mais les clients continuent de râler », regrette Denis, un agent de la SNCF.
L'horloge indique 8 h 12 et, ponctuel, un train à destination d'Ambérieu entre en gare. Philippe, 36 ans, lance : « On sait à quelle heure il part, mais on ne sait pas quand il va arriver. » Cet enseignant au collège d'Ambérieu envisage de reprendre sa voiture car il ne fait « plus confiance à la SNCF ». Et tandis que le train suivant pour Ambérieu affiche une heure et quart de retard, Catherine qui arrive de Meximieux, dans le sens inverse, raconte avoir eu de « gros problèmes » avec son employeur. « J'ai failli perdre mon boulot à cause de mes retards », déclare-t-elle encore inquiète. Jean-Pierre Frencel, représentant du comité d'usagers de la ligne Lyon-Ambérieu empruntée quotidiennement par 10 000 voyageurs, a tenu les comptes : « En décembre, 75 trains ont été soit retardés, soit carrément annulés ».
Pour la SNCF, « le mois de décembre a connu une conjonction d'événements très exceptionnels. C'est une série noire qui prend fin. » Mais selon Jean-Pierre Frencel, « l'organisation est mauvaise », et il attend avec impatience de rencontrer ce soir la SNCF, lors d'une réunion publique organisée par la région*.