Disparition d'Antoine: Sa mère et son ex beau-père mis en examen pour «homicide involontaire»

ENQUETE L'enfant, porté disparu depuis septembre 2008 à Issoire, serait mort après avoir ingéré accidentellement de la drogue...

E.F.

— 

FRANCE, Brassac-les-Mines: Une gendarme colle une affiche «appel à témoin», le 11 mars 2010 sur un mur de la gendarmerie de Brassac-les-Mines, un an et demi après la disparition du petit Antoine à Issoire, le 11 septembre 2008.

FRANCE, Brassac-les-Mines: Une gendarme colle une affiche «appel à témoin», le 11 mars 2010 sur un mur de la gendarmerie de Brassac-les-Mines, un an et demi après la disparition du petit Antoine à Issoire, le 11 septembre 2008. — THIERRY ZOCCOLAN / AFP

Neuf ans que les enquêteurs cherchent à savoir ce qui est arrivé à Antoine, porté disparu depuis septembre 2008 à Issoire, dans le Puy-de-Dôme. Cette affaire vient de prendre un nouveau tournant, avec la mise en examen, mardi soir, de la mère de l’enfant et de son ex-compagnon, soupçonnés d'« homicide involontaire par manquement délibéré, recel de cadavre, modification de l’état des lieux d’un crime et dénonciation mensongère ».

>> A lire aussi : Disparition d'Antoine: Les fouilles ont été interrompues

Selon La Montagne, ce sont les révélations d’un ancien codétenu de l’ex beau-père du petit, Sébastien Ribière, qui ont permis de faire avancer l’enquête. L’homme de 37 ans, condamné, comme son ex-compagne Alexandrine Brugerolle de Fraissinette, à de multiples reprises pour des affaires liées aux stupéfiants, aurait confié que l’enfant de 6 ans était mort d’une overdose après avoir ingurgité par accident de la cocaïne qui traînait sur la table. Il aurait également expliqué que le corps d’Antoine avait été caché dans les collines avoisinantes.

Un temps soupçonnés puis mis hors de cause

Le 11 septembre 2008, le couple avait alerté la police de la disparition d’Antoine. Les suspects avaient alors expliqué que pendant qu’ils mangeaient dans un restaurant situé en bas de chez eux, le petit avait disparu. Des recherches avaient été engagées pour retrouver Antoine, des affiches placardées. En vain. A l’époque, le couple de marginaux avait été soupçonné puis mis hors de cause.

>> A lire aussi : La mère du petit Antoine entendue par les gendarmes

En 2016, tous deux ont été acquittés devant les assises de Bouches-du-Rhône, du meurtre de l’une de leurs amies, dont le cadavre en décomposition avait été découvert en 2011 dans la baignoire de son appartement à Marseille. Le parquet ayant fait appel, Alexandrine Brugerolle de Fraissinette et Sébastien Ribière doivent être rejugés pour cette affaire.