Hyperloop, le train du futur, pourrait mettre en circulation ses premiers modèles d'ici 5 ans, selon les chercheurs.
Hyperloop, le train du futur, pourrait mettre en circulation ses premiers modèles d'ici 5 ans, selon les chercheurs. - Holden/ Hyperloop Techn/ Sipa
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Imaginez un train supersonique qui circulerait dans un tube sous basse pression. Un train contenant des capsules propulsées à l’aide de coussins d’air, qui voyagerait à 1.200 kilomètres/heure. Avouez, l’idée peut faire sourire. Pourtant ce scénario digne des films de science-fiction, est loin d’être utopique.

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Plusieurs start-up américaines travaillent depuis quelques années sur le projet futuriste de train à grande vitesse baptisé «Hyperloop ». Une idée tout droit sortie de l’imagination d’ Elon Musk, PDG de la société SpaceX, qui pourrait bien prendre corps entre Saint-Etienne et Lyon d’ici quelques années.

Christian Brodhag, enseignant-chercheur à l’école des Mines de Saint-Etienne suit de très près ce projet. Il y a déjà plus d’un an, il a demandé à des élèves de deuxième année de la section entreprenariat et innovation de plancher sur le sujet et de réaliser des études de faisabilité pour relier Saint-Etienne à la métropole voisine, via ce nouveau mode de transports.

Saint-Etienne à huit minutes de Lyon

« En ligne droite, le train peut rouler jusqu’à 1.200 kilomètres/heure. En raison des courbes existant sur le trajet, nous avons réduit la vitesse pour arriver à une moyenne de 400 km/h. Résultat : il faudrait seulement huit minutes pour assurer la liaison entre les deux villes », explique le chercheur, évaluant la réalisation du projet à 700 millions d’euros, « soit deux fois moins que l’A45 », la future autoroute qui doit relier les deux villes.

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Le conseil de développement de la Métropole de Saint-Etienne s’est emparé de l’idée, établissant déjà plusieurs contacts avec des industriels de la région. « Nous avons les compétences sur le territoire pour être intégrés dans le futur réseau Hyperloop. C’est une technologie révolutionnaire, mais pas sur le plan technique car le système fonctionne grâce aux énergies renouvelables », précise le chercheur. Et d’ajouter : « Cette liaison elle-même n’a de sens que si elle s’intègre dans un futur réseau. Elle serait un premier tronçon mais elle permettrait de développer des connexions ». Et de faciliter les trajets des salariés.

10.000 passagers par jour

Le projet, imaginé par l’école des Mines, prévoit de transporter 10.000 passagers par jour via un système de navettes en départ continu. « C’est très différent des trains actuels qui ont un départ programmé toutes les demi-heures », ajoute Christian Brodhag, persuadé que les premiers trains de ce type seront mis en circulation dans le monde d’ici à cinq ans.

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Preuve que la machine s’emballe : Dubaï a déjà signé un accord avec Hyperloop pour étudier une liaison reliant Dubaï à Abu Dhabi en douze minutes, au lieu de deux heures en voiture. Par ailleurs, l’une de deux sociétés américaines qui travaillent sur ce train du futur, a décidé  d’installer son centre européen de recherche et de développement à Toulouse.

Quant à la SNCF, elle aurait investi de l’argent dans le projet en participant à la levée de fonds de 80 millions de dollars, organisée par la start-up Hyperloop. Le montant n’a toutefois pas été dévoilé.

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