Maxime Gonalons et les Lyonnais ont dû batailler pour se qualifier au bout du suspense.
Maxime Gonalons et les Lyonnais ont dû batailler pour se qualifier au bout du suspense. - FILIPPO MONTEFORTE / AFP

De notre envoyé spécial à Rome

On avait laissé l’OL euphorique avec son 4-2 obtenu à l’aller. Archi-dominé à Rome ce jeudi, il s’est qualifié pour les quarts de finale de la Ligue Europa en souffrant comme jamais (2-1).

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La furia romaine aurait pu tout dévaster. Avec davantage de réussite, l’AS Roma aurait pu être en position de se qualifier en première mi-temps. Déchaînés comme leur retard de deux buts l’imposait, les joueurs de Luciano Spalletti ont d’emblée imposé une intensité de folie. L’OL s’était préparé à un stade sans vie mais le vacarme parfois assourdissant du Stadio Olimpico (43.019 spectateurs) a joué un rôle clé dans cette pression constante.

Tout comme le retour d’Antonio Rüdiger, suspendu à l’aller, impressionnant de puissance jeudi dans les duels et sur une frappe percutant la transversale d’Anthony Lopes (6e). Avec 38 % de possession, 3 tirs à 13, une main non sifflée de Lucas Tousart dans sa surface (20e) et une impression d’être constamment en apnée, le 1-1 à la pause était quasi-miraculeux, grâce à Mouctar Diakhaby encore décisif offensivement (1-0, 16e).

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Anthony Lopes en mode sauveur. « On ne sait pas défendre ni garder un résultat », avait annoncé Maxime Gonalons mercredi. Ça s’est confirmé à un point inimaginable mais Lyon n’a rien su proposer d’autre. Heureusement, Anthony Lopes était dans un grand soir. Le gardien portugais a multiplié les parades face à Mohamed Salah (6e, 12e), Radja Nainggolan (46e) et lors d’un double exploit contre Kevin Strootman (33e) qui avait égalisé quinze minutes plus tôt.

Au bout de la souffrance. C’est devenu totalement irrespirable pour l’OL après le but contre son camp de Lucas Tousart (2-1, 60e). Comme les partenaires d’un Alexandre Lacazette éteint n’ont jamais retrouvé un semblant de visage séduisant de leur deuxième mi-temps à l’aller, ils ont dû souffrir jusqu’au bout. D’autant que Mathieu Valbuena (54e) et surtout Maxwel Cornet (66e et 85e) ont manqué le coche en contres. Leur plus grand mérite a été de ne pas rompre.

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