Le lunetier LOGO placé en liquidation judiciaire

ECONOMIE Le fabricant de lunettes jurassien emploie environ 170 salariés en France...

20 Minutes avec AFP

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Illustration opticien

Illustration opticien — LODI FRANCK/SIPA

Le fabricant de lunettes jurassien LOGO, qui emploie environ 170 salariés en France, a été placé mardi en liquidation judiciaire « avec effet immédiat » par le tribunal de commerce de Lyon.

L’entreprise, créée en 1896, était en difficulté depuis le retrait de licences accordées par le numéro un mondial du luxe LVMH, son donneur d’ordre exclusif. Elles lui avaient permis d’être le fabricant exclusif des lunettes haut de gamme TAG Heuer et Fred, deux filiales de LVMH, pendant une vingtaine d’années.

« La liquidation judiciaire a été prononcée avec effet immédiat », a indiqué le responsable du comité d’entreprise de LOGO, Sébastien Mignottet, qui a fait le déplacement à Lyon avec une vingtaine de salariés.

TAG Heuer fait capoter un projet de reprise

Un autre lunetier jurassien, Cémo, s’était déclaré intéressé par la reprise de 34 salariés, des brevets et du patrimoine du Groupe LOGO, à la condition que la marque TAG Heuer signe un contrat de licence avec son partenaire commercial.

Confronté au refus de TAG Heuer, Cémo avait annoncé le retrait de son offre mercredi dernier, sonnant le glas pour la société LOGO, basée dans la vallée de la lunette à Morez (Jura) qui emploie 172 salariés en France et environ 250 à l’étranger, notamment en Indonésie, aux États-Unis, en Australie et en Italie.

40 millions de chiffre d’affaires

Le groupe LOGO réalisait 40 millions d’euros de chiffre d’affaires.

LVMH, a indiqué à deux reprises dans un communiqué que « TAG Heuer n’est aucunement responsable de la situation actuelle de la société LOGO mais a, bien au contraire, soutenu, autant qu’il était possible, cette société, qui gérait, il y a encore quelques années, près d’une dizaine de licences ».