Lyon: Près de 7.000 places de stationnement vont devenir payantes

CIRCULATION La municipalité va élargir le périmètre de places payantes à partir du 1er janvier 2017, essentiellement dans les secteurs de la Part-Dieu,Vaise et dans le 6ème arrondissement de Lyon...

Caroline Girardon

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Illustration circulation stationnement

Illustration circulation stationnement — © Fabrice ELSNER

La mairie de Lyon ne s’en cache pas. L’un de ses objectifs : réduire le trafic automobile en ville sans pour autant chasser toutes les voitures du centre. Le 14 novembre, lors du prochain conseil municipal, elle fera voter une délibération concernant le stationnement. 20 Minutes fait le point sur ce qui va changer.

Plus de places payantes. Sur les 91.000 places de stationnement recensées en surface dans les neuf arrondissements de Lyon, 33.500 sont actuellement payantes. L’équipe municipale veut donc élargir ce périmètre de manière progressive. 6.800 places vont devenir payantes d’ici à la fin de l’année 2018.

« Il s’agit de répondre à une demande forte des habitants qui n’arrivent plus à trouver de places dans leur quartier. Certains automobilistes restent parfois plusieurs jours au même endroit. Il n’y a plus de rotation possible et les gens ne peuvent plus se garer à proximité de chez eux », argumente Jean-Yves Sécheresse, adjoint en charge des déplacements.

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Dans le détail, 1.900 places deviendront payantes ces prochains mois dans le secteur de Bellecombe (6ème) et 100 à la Duchère. Il faudra en rajouter 2.700 dans le quartier de la Part-Dieu en 2017 et 400 vers l’hôpital de la Croix-Rousse, le cours d’Herbouville ou encore le haut des pentes. Enfin, l’année suivante en 2018, des horodateurs seront installés avenue Berthelot, boulevard Jean XXIII, dans le quartier de Monplaisir mais aussi dans la zone industrielle de Vaise et dans le nord du 6ème arrondissement (800 places).

Une nouvelle tarification. Que les conducteurs se rassurent, le prix du ticket résidant ne changera pas, ni celui affiché sur les horodateurs. La nouveauté réside dans l’extension des systèmes de zones de tarification. Actuellement, il en existe 3. Dorénavant, il n’y en aura plus que deux : la zone Presto (en presqu’île principalement et sur le plateau de la Croix-Rousse) et la zone Tempo dans les secteurs « où les besoins en rotation sont moindres ».

Les tickets d’un quart d’heure gratuit vont disparaître à partir du 1er janvier 2017. « Ils n’étaient quasiment pas utilisés. Cela concernait 1 % des automobilistes », explique Jean-Yves Sécheresse. Les conducteurs bénéficieront toujours de quinze minutes gratuites mais elles seront déduites de leur temps de stationnement.

En résumé, si vous voulez vous garer seulement dix minutes, vous serez contraints de prendre un ticket d’au moins seize minutes, et d’en payer une seule au final.

Une nouvelle offre pour les professionnels. A partir du 1er janvier, les artisans, dépanneurs et professionnels de santé pourront acquérir une vignette coûtant 240 euros à l’année. Elle leur permettra de bénéficier d’une heure de stationnement gratuite à chaque fois qu’ils devront intervenir en centre-ville. Au-delà de ce délai, ils se verront proposer une tarification plus avantageuse que les autres conducteurs.

Par ailleurs, la ville vient de lancer une application pour smartphone Pay by Phone pour les aider à gérer plus facilement leur stationnement.

Combien cela rapporte-t-il à la ville de Lyon ? Chaque année, la ville de Lyon récolte 12 millions d’euros grâce à l’argent injecté dans les horodateurs. Avec l’extension de près de 7.000 places payantes, elle compte toucher deux millions d’euros supplémentaires par un (pour un investissement d’un million d’euros). Elle ne perçoit en revanche rien des contraventions dressées par les agents municipaux, l’argent allant directement dans les caisses de l’Etat.