Déportation: Quand un élu FN critique le mémorial d'Izieu qu'il juge «trop politisé»

POLEMIQUE Ce lieu a abrité pendant la second guerre mondiale, 44 enfants juifs qui ont ensuité été dénoncés puis déportés...

C.G. avec AFP

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Christophe Boudot, 44 ans, est entré au Front national en 2002.

Christophe Boudot, 44 ans, est entré au Front national en 2002. — E. Riberry / 20 minutes

Un lieu « trop politisé » ? C’est en tout cas ce que pense Christophe Boudot au sujet de la maison d’Izieu, dans l’Ain, où ont été raflés 44 enfants juifs en 1944 avant d’être déportés vers les camps de la mort.

Le chef du Front national en Auvergne-Rhône-Alpes était sur le plateau de la chaîne télévisée TLM, participant à une émission pas encore diffusée, mais dont certains extraits ont déjà filtré.

Interrogé sur la polémique déclenchée en mai par la décision de Laurent Wauquiez, président LR de la région, de baisser la subvention attribuée à ce lieu de mémoire, l’élu a répondu qu’il n’était « pas opposé du tout à subventionner la question mémorielle ».

Avant d’ajouter : « Mais je crois que la Maison d’Izieu, c’était un petit peu trop politisé, un peu "too much". On s’en est servi pour faire repentance, toujours. »

« Nous avons toujours voté contre ce genre de subvention parce que ça aboutit finalement à une forme de repentance, toujours la même », a précisé Christophe Boudot, tout en admettant ne s’être jamais rendu au mémorial d’Izieu.

Rétropédalage

L’élu a ensuite rétropédalé sur Twitter : « Maison d’Izieu : mal informé sur cette question, j’ai commis une erreur d’appréciation. Je tiens à m’en excuser », a-t-il expliqué sur son compte.

En avril 1944, 44 enfants et sept adultes avaient été arrêtés à Izieu par la Gestapo, dirigée à Lyon par Klaus Barbie, avant d’être tous déportés quelques jours plus tard. Ces enfants, coupés de leurs parents, avaient été placés dans cette « colonie d’enfants réfugiés ».