Il y a dix ans, des centaines de Roms vivaient sur les friches industrielles du Carré de Soie. A savoir 500 hectares situés à cheval sur les communes de Vaulx-en-Velin et Villeurbanne, qui avaient abrité les plus grandes usines textiles de la région dans le passé.

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Depuis, les populations jugées indésirables ont été chassées, le Pôle de commerces et de loisirs est sorti de terre et le quartier ne cesse de se transformer. Les grues ont mis les bouchées doubles. Logements, bureaux : les chantiers essaiment à chaque coin de rue.

A partir de 2.500 euros le mètre carré

« Depuis 2009, plus de 91.000 mètres carrés ont été réservés à l’immobilier afin de répondre aux besoins. 920 logements sont en cours de construction », explique Isabelle Samaranch, directrice adjointe de la mission Carré de Soie.

Les premiers programmes doivent être livrés à la fin de l’année 2017. Certains seront majoritairement dédiés aux primo-accédants avec une fourchette de prix située entre 2.500 et 2.900 euros le mètre carré.

3.100 logements d’ici 2025

« Cela permet d’accueillir une tranche de population qui a du mal à acquérir un bien dans le neuf ». Et le projet ne s’arrêtera pas là : au total 3.100 logements doivent être réalisés à l’horizon 2025. La Métropole ambitionne également de réaliser 200.000 mètres carrés de bureaux.

« L’objectif est de faire du Carré de Soie l’un des quatre pôles tertiaires de l’agglomération », affirmeGérard Collomb, son président. L’entreprise Addeco France doit venir s’y installer dans les prochaines semaines. Quant au premier immeuble de bureaux, il devrait être livré lui aussi en 2017.

Il donnera sur la future esplanade Miriam Makéba, un espace de 5.000 mètres carrés avec terrasses et jardin. 8.000 nouveaux habitants sont attendus vers 2020. « On a fait du Carré de Soie un quartier hautement connecté : il est situé à 15 minutes de Bellecour, 15 mn de la Part-Dieu et 15 mn de l’aéroport », conclut Isabelle Samaranch.