Air France aéroport Saint Exupéry à Lyon, image d'illustration
Air France aéroport Saint Exupéry à Lyon, image d'illustration - JAUBERT/SIPA

Le consortium français a finalement été préféré au premier groupe aéroportuaire mondial. L’Etat a retenu Vinci Airport-Caisse des dépôts-Predica (Crédit agricole) pour reprendre sa participation dans l’aéroport deLyon, a indiqué ce jeudi Bercy. Pour remporter les 60 % de parts détenues par l’Etat, le consortium mené par Vinci a offert 535 millions d’euros.

« Le consortium emmené par Vinci Airports, qui dispose d’une expérience aéroportuaire solide, a présenté l’offre la mieux-disante tant du point de vue financier que s’agissant du projet de développement de long terme ambitieux pour la société Aéroports de Lyon (ADL), s’appuyant sur le dynamisme et l’attractivité du territoire rhônalpin », a indiqué Bercy dans un communiqué.

« Le consortium s’engage notamment à permettre la croissance du trafic des plateformes lyonnaises tout en poursuivant et en renforçant les actions entreprises par ADL visant à limiter son impact sur l’environnement ».

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Pour la privatisation de la plateforme lyonnaise, également détenue par la Chambre de commerce et d’industrie de Lyon (25 %), la Métropole de Lyon (7 %), la région Auvergne Rhône-Alpes (5e %) et le département du Rhône (3 %), l’Etat a donc préféré Vinci au premier groupe aéroportuaire mondial, Macquarie, basé en Australie, qui avait récemment été retenu aux côtés du consortium français en raison de leurs offres jugées les mieux disantes.

Le développement de l’aéroport en jeu

Le président PS de la Métropole de Lyon Gérard Collomb s’est félicité ce jeudi soir de ce choix opéré par l’Etat. « Ce sont là en effet des partenaires avec qui nous travaillons depuis longtemps, que ce soit sur les politiques de transports, de logements ou sur des projets aussi fondamentaux pour Lyon que celui de la gare Part-Dieu ou celui de la réhabilitation de l’Hôtel-Dieu », a-t-il indiqué soucieux que cette privatisation donne des ailes à l’aéroport.

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« Je suis sûr que les acteurs locaux pourront travailler de concert avec eux au développement de notre aéroport, et avant tout à l’ouverture de nouvelles lignes, essentielles pour accompagner la montée en puissance de notre Métropole au niveau international », a ajouté Gérard Collomb dans un communiqué.

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