Le MoDem et la quadrature du centre

Et de quatre. Depuis hier, le Mouvement démocrate compte deux candidats de plus à l'investiture pour mener les listes centristes aux élections municipales à Lyon. Gilles Vesco, le vice-président UDF du Grand Lyon chargé du dossier Vélo'V, a annoncé h...

Frédéric Crouzet - ©2007 20 minutes

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Et de quatre. Depuis hier, le Mouvement démocrate compte deux candidats de plus à l'investiture pour mener les listes centristes aux élections municipales à Lyon. Gilles Vesco, le vice-président UDF du Grand Lyon chargé du dossier Vélo'V, a annoncé hier matin à 20minutes.fr qu'il se mettait officiellement sur les rangs. Et l'ancien ministre délégué à la Promotion de l'égalité des chances du gouvernement Villepin Azouz Begag a déclaré au Progrès qu'il était lui aussi « candidat à la candidature ». Depuis le retrait de la vie politique la semaine dernière de l'ancienne députée UDF Anne-Marie Comparini, le leadership du centre lyonnais pour le scrutin de mars 2008 attire les convoitises. La conseillère régionale (UDF) Anne-Sophie Condemine a rapidement fait savoir qu'elle était « disponible ». Marc Augoyard, président des Jeunes démocrates du Rhône, a dégainé en début de semaine une candidature au nom de la « nouvelle génération ».

Celui ou celle qui mènera les listes devrait être désigné fin novembre... par la direction du MoDem. Le parti de François Bayrou n'envisage pas, pour les grandes villes, d'organiser des primaires. Une commission nationale d'investiture doit prochainement se mettre en place. Le sénateur Michel Mercier, patron de l'UDF du Rhône et fidèle de Bayrou, en fera partie. Et aura la main sur la subtile nomination du candidat lyonnais, qui devra respecter la ligne « ni gauche, ni droite » au premier tour avant de rallier un des deux camps au second tour. « Nous allons devoir mener de front le congrès fondateur du MoDem et la désignation des candidats d'ici à fin novembre. Nous n'avons pas le temps d'organiser des primaires. Mais les adhérents seront associés aux décisions », explique Christophe Geourjon, délégué départemental du MoDem. Les UDF « historiques » voient aussi d'un mauvais oeil de laisser les décisions entre les mains des nouveaux adhérents du centre, venus au MoDem après la présidentielle. « Mais le choix devra se faire de manière transparente », espère Gilles Vesco, qui plaide pour une « discussion entre les candidats à Lyon pour faire émerger collégialement un leader ». « Il faut surtout qu'on entende les militants », revendique Marc Augoyard.

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