Illustration de gendarmes en intervention.
Illustration de gendarmes en intervention. - Fred.Scheiber

Son corps sans vie avait été découvert le 27 janvier, plusieurs jours après sa mort, au retour de son mari resté absent du domicle conjugal pendant près de deux semaines. A l’époque, l’autopsie réalisée sur le cadavre de cette voyante de 56 ans, domiciliée à Divonne-les-Bains, dans l’Ain, avait conclu à un suicide. Une fin qui n’avait surpris personne, la quinquagénaire étant très malade.

Mais après plusieurs semaines d’enquête, le mari de la voyante, âgé de 67 ans, a finalement été interpellé fin février par les gendarmes, intrigués par les incohérences de ses déclarations et par son emploi du temps les jours précédents le décès de sa femme. L’homme n’était pas présent à l’endroit où il avait expliqué s’être rendu, relate ce mardi Le Progrès. Une seconde autopsie plus poussée avait alors été réalisée et avait conclu à la mort de la voyante par asphyxie.

Quel mobile?

Lors de sa garde à vue, son époux aurait alors indiqué aux enquêteurs avoir aidé sa femme à mourir en l’asphyxiant avec un foulard pour abréger ses souffrances. Il s'agissait donc, selon lui, d'un suicide assisté. Seulement, son épouse, qui « prédisait l’avenir et soignait avec des prières », selon le quotidien régional, n’a laissé aucune lettre pour expliquer sa volonté de mourir ou innocenter son mari. L’homme a donc été mis en examen pour meurtre et incarcéré.

L’enquête se poursuit pour comprendre dans quelles circonstances précises s’est déroulé ce drame conjugal et trouver le mobile qui aurait pu inciter le mari à mettre fin aux jours de sa femme. Les investigations pourraient se porter du côté de la Suisse où la quinquagénaire était soupçonnée d’avoir escroqué d’importantes sommes d’argent à plusieurs personnes en abusant de leur crédulité. Par le passé, la voyante avait déjà eu affaire à la justice pour des faits similaires et avait écopé d’une peine de prison ferme de plusieurs mois.

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