Les mécanos de Vélo'v peuvent désormais prendre leurs aises. Depuis un mois, ils ont investi un atelier de 800 m2, dans le quartier Saint-Jean à Villeurbanne. Jusqu'alors, la quinzaine de techniciens à la tenue rouge et jaune réparaient les vélos à l'étroit, dans un hangar de 300 m2 situé en pleine zone d'habitation dans le 8e arrondissement de Lyon.
Dans ce nouveau lieu arrivent chaque jour une soixantaine de Vélo'v « fatigués » qui nécessitent plus de 15 minutes de maintenance. « Le premier endroit était prévu pour quatre à cinq mécaniciens. Nous sommes rapidement montés à 12 », reconnaît Anthonin Darbon, directeur de Cyclocity, confronté à quatre fois plus de réparations que prévu lors du lancement en 2005. Rien qu'aujourd'hui, le stock de « petit matériel » tels que les lampes, les guidons, les selles, occupe 100 m2 de l'espace. « On était obligé de laisser des vélos dehors. Dès 5 h du matin, le bruit gênait les voisins », explique Fabrice Charveriat, chef d'atelier.
Les postes de travail ont eux aussi évolué depuis janvier. Un mécanicien est chargé de refabriquer des Vélo'v neufs à partir de pièces en bon état récupérées sur des cycles endommagés. « Notre objectif est de fiabiliser toujours plus le système. Mais la mauvaise utilisation du vélo est notre premier ennemi », assure Anthonin Darbon. Dès octobre, mille vélos supplémentaires seront injectés dans le réseau. Une bonne nouvelle, selon Anthonin Darbon, qui reconnaît que le nombre de vélos en service devenait trop juste.