Le Boeing 747-300 de la compagnie Corsair acheminant 580 passagers, dont une vingtaine de journalistes, vers la Martinique le 24 juin 2009, a dû faire demi-tour.
Le Boeing 747-300 de la compagnie Corsair acheminant 580 passagers, dont une vingtaine de journalistes, vers la Martinique le 24 juin 2009, a dû faire demi-tour. - AFP PHOTO / ERIC FEFERBERG

Un Boeing B747 de la compagnie Corsair a largué dimanche soir 70 tonnes de kérosène sur les Alpes et le Jura suisse en raison d’un problème technique.

L’avion, parti de l’aéroport de Paris-Orly qui devait rejoindre Port Louis sur l’Ile Maurice, aurait été contraint de faire demi-tour dans la soirée lorsqu’il survolait Gênes en Italie, rapporte Le Dauphine Libéré. Il aurait ainsi largué le kérosène sur le chemin du retour vers Paris.

Ce type de mesure, loin d’être exceptionnelle, s’applique généralement lorsqu’un pilote doit effectuer un atterrissage imprévu pour des raisons techniques.

Pas inquiétant selon les spécialistes

Il est alors tenu d’alléger son appareil afin d’atteindre sa masse maximale autorisée à l’atterrissage. Dans ce cas de figure, le carburant embarqué, seul lest possible, doit être largué pour des raisons de sécurité.

Pour les spécialistes, cette « vidange » en plein air n’est pas néfaste pour l’environnement tant qu’elle s’effectue à plus de 2.000 mètres d’altitude. À cette hauteur, le carburant se transforme en fines gouttelettes qui s’évaporent dans le ciel. Seule une très faible quantité de kérosène serait susceptible d’atteindre le sol.

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