Jean-Michel Aulas, ici lors d'une conférence de presse, deux jours avant l'inauguration du Parc OL.
Jean-Michel Aulas, ici lors d'une conférence de presse, deux jours avant l'inauguration du Parc OL. - PHILIPPE DESMAZES / AFP

Plus de deux mois après avoir réussi l’inauguration de « son » Parc OL avec son équipe masculine et le show de Will.i.am, Jean-Michel Aulas a remis ça ce mercredi avec les filles et un concert de Christophe Maé. Si la fête a été totale, entre une facile victoire (9-1) en quart de finale aller de Ligue des champions face au Slavia Prague et une prometteuse affluence de plus de 11.000 spectateurs, le président lyonnais est revenu sur les attentats de Bruxelles et sur les risques représentés par l’Euro 2016 en France.

Au lendemain des attentats de Bruxelles, êtes-vous inquiet quant à la sécurité au Parc OL pour l’Euro en juin prochain ?

Non, je pense qu’il n’y a aucun souci là-dessus. On a fait tellement d’investissements sur la sécurité… Selon moi, ce sujet de la sécurité va plutôt se situer dans les fan-zones. Dans ces espaces, il sera beaucoup plus difficile de tout contrôler. Mais c’est vrai que ce qui s’est passé à Bruxelles traduit des actes désespérés complètement incroyables.

Voyez-vous l’Euro comme une opportunité de lutter contre le climat de peur actuel ?

Notre responsabilité est de tout faire pour qu’il puisse y avoir du bonheur et de ne pas reculer devant ce qui est irréparable. On a une mission : démontrer à ceux qui veulent créer le drame et le malheur qu’on peut continuer, en 2016, de faire vivre le foot et les spectacles dans un stade comme celui-là. C’est aussi un rôle social de faire les investissements qu’il faut pour que les spectateurs soient en sécurité et ils le seront à Lyon.

Trouvez-vous légitime que l’annulation de cet Euro soit tout de même envisagée, au vu du contexte ?

Il y a eu ce drame visiblement téléguidé à Bruxelles. On est quand même très au courant de ce qu’il se passe dans les enceintes et j’imagine que nos grands responsables de la sécurité y ont pensé. Qu’on se pose la question, oui, mais je pense que tout peut être résorbé, en particulier dans les stades eux-mêmes. Après, il y a la question des fan-zones et là je ne suis pas compétent. D’une part car ce n’est pas nous qui les organisons, et j’imagine aussi que les accès sont par définition moins bien sécurisés.

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